Notre passerelle face à httpSMS
Le principe
httpSMS est un projet libre sous licence AGPL-3.0, avec environ cinq mille étoiles sur GitHub et un développement actif depuis des années. Il transforme lui aussi un téléphone Android en passerelle SMS, et il peut s'héberger.
Nous n'allons pas prétendre le contraire : c'est du bon travail, et c'est gratuit. Si vous cherchez un logiciel libre que vous pouvez lire, modifier et redistribuer, prenez-le. Cette page existe pour dire précisément où nos deux produits divergent, pas pour vous en détourner.
Ce que httpSMS fait très bien
- Le code est ouvert, auditable et forkable. C'est une garantie que nous ne pouvons pas offrir.
- Le chiffrement de bout en bout en AES-256 entre le serveur et le téléphone.
- Les webhooks, les rapports de remise, l'expiration des messages et la limitation de débit.
- Une communauté réelle, des centaines de forks, et une maturité que le nombre de commits rend visible.
La différence qui compte : Google reste sur le chemin
httpSMS prévient son téléphone par Firebase Cloud Messaging, y compris dans son mode auto-hébergé. C'est écrit dans sa propre documentation d'installation : vous devez créer un projet Firebase, récupérer vos identifiants, et remplacer le fichier google-services.json de l'application Android.
Or Firebase Cloud Messaging ne s'auto-héberge pas. C'est un service de Google, par construction. Cela signifie que même sur votre propre serveur :
- votre téléphone doit pouvoir joindre l'infrastructure de Google pour recevoir l'ordre d'envoyer ;
- si cette infrastructure est indisponible, filtrée ou simplement hors de portée, votre passerelle s'arrête ;
- la métadonnée de vos envois, elle, passe par un tiers.
Chez nous, le téléphone parle directement à votre passerelle, en WebSocket authentifié par HMAC, sur votre réseau local. Aucun intermédiaire, et surtout : cela fonctionne sans aucun accès à Internet. Un serveur et un téléphone sur le même réseau suffisent, ce qui est exactement la situation d'un cabinet, d'un entrepôt ou d'une clinique dont la connexion tombe.
Par souci d'exactitude : notre application utilise une bibliothèque Google, MLKit, pour lire le code QR d'appairage. Elle travaille localement et ne transporte aucun message.
Ce que coûte réellement son auto-hébergement
La documentation de httpSMS demande, pour une installation chez vous :
- un projet Firebase et ses identifiants web ;
- Firebase Authentication configuré en connexion par e-mail et mot de passe ;
- un serveur SMTP ;
- une clé Cloudflare Turnstile pour le captcha ;
- une base de données et un cache ;
- et surtout, recompiler l'application Android avec votre propre
google-services.json.
C'est parfaitement faisable pour un développeur. Ce n'est pas faisable pour le cabinet dentaire, l'auto-école ou le transporteur à qui nous vendons.
Notre installation est une seule commande, curl -fsSL https://sms-gateway.araylab.com/install.sh | sudo bash, une base SQLite dans un fichier, un tableau de bord déjà inclus dans le binaire, et une application que vous installez telle quelle.
Leur version hébergée, et ce qu'elle compte
Si vous ne voulez pas monter Firebase, httpSMS propose son service hébergé. La grille est publique :
| Palier | Prix | Messages inclus | | ------ | ------------------------------------ | ------------------- | | Free | 0 USD | 200 SMS par mois | | Pro | 10 USD par mois, ou 100 USD par an | 5 000 SMS par mois | | 50K | 89 USD par mois, ou 1 068 USD par an | 50 000 SMS par mois |
Deux choses méritent d'être dites clairement.
Le compteur porte sur des SMS que vous avez déjà payés. Ils partent de votre carte SIM, par votre opérateur, sur votre forfait. Le quota mensuel ne facture pas l'acheminement, qu'ils n'assurent pas : il facture l'autorisation de déclencher vos propres envois.
Notre passerelle ne compte rien. Il n'y a pas de quota parce qu'il n'y a rien à compter : les messages ne passent pas chez nous. Votre seule limite est celle de votre forfait opérateur.
Sur vingt-quatre mois, le palier Pro coûte 200 USD pour 5 000 messages par mois. Notre licence coûte 69 EUR, une fois, sans plafond. Le point d'équilibre tombe en moins d'un an, et l'écart ne fait ensuite que grandir.
Un dernier détail, tiré de leur propre page de tarifs : ils proposent d'installer l'API httpSMS sur votre serveur dédié, sur demande. C'est la meilleure confirmation possible de la section précédente : l'auto-hébergement est assez difficile pour qu'ils vendent de l'aide.
Quand choisir httpSMS plutôt que nous
Nous préférons le dire franchement, parce que vous le découvririez de toute façon.
Prenez httpSMS si vous êtes développeur, si le code ouvert est une condition non négociable, si vous savez administrer Firebase et recompiler une application Android, et si votre téléphone a toujours accès à Internet. Vous n'aurez rien à payer, et vous aurez raison.
Prenez notre passerelle si vous voulez que cela marche sans dépendre de Google, sans connexion Internet entre le téléphone et le serveur, sans recompiler quoi que ce soit, avec une interface de conversation, un moteur d'automatisation, des campagnes et un tableau de bord en quatre langues. Cela coûte 69 EUR, une fois.
La différence de fond
httpSMS est un excellent projet libre qui a choisi de s'appuyer sur l'infrastructure de Google pour joindre le téléphone. Nous avons choisi de ne dépendre de personne, et nous vendons ce choix.
Les deux positions se défendent. Elles ne répondent simplement pas à la même question.